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TABLE DES MATIERES

Catillonnais Atypiques 2/

CATILLONNAIS ATYPIQUES
BLONDEAU Constant; BLONDEAU Honoré; BOCQ Joseph; CLEMENT Ignace; DAUBY; MILARET;
CLEMENT François; COCHET Henri; COUSIN Maximilien.
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BLONDEAU Constant
Né le1er février 1763 à Catillon
Décédé le 3 mars 1850 à Catillon
Parcours militaire
Blondeau, entra comme soldat au 20é régiment de chasseurs à cheval le 18 thermidor de l'an 2, membre de la Légion d'honneur le 26 frimaire an 7. Il fit avec distinction les campagnes de la liberté aux armées des Ardennes, de Sambre et Meuse, de Rhin et Moselle, de Mayence, du Danube, et du Rhin.
Blondeau était un de ces soldats toujours prêt, en présence de l'ennemi, à tenter les entreprises les plus périlleuses. Les officiers de son régiment se plaisaient à raconter à ceux des autres corps les actions éclatantes qui lui avaient valu une réputation d'intrépidité au-dessus de tout éloge.
Pendant la campagne d'Italie (juin à octobre 1896), il s'élança à cheval dans l'Inn, le traversa à la nage avec un de ses camarades, et alla sur la rive opposée attaquer trois dragons de Latour, qu'il ramena prisonnier avec leurs chevaux.
Peu de temps après, dans une charge, il sauva la vie à un grenadier français et le dégagea des mains de deux cavaliers de Blankenstein qui, à leur tour furent forcés de se rendre.
Une autre fois, Blondeau se trouvant à la découverte dans les environs d'Offenbourg, sous les ordres de l'intrépide Kirmann, (ex chef d'escadron de Mamelouska) se mit avec le brigadier Desbordes à la poursuite de plusieurs vedettes qu'il poussa à travers bois. A peine s'y fut-il enfoncé, qu'il aperçut devant lui un poste composé de vingt-cinq hommes d'infanterie: sans hésiter, il les somma de se rendre; ceux-ci épouvantés mettent bas les armes, et l'audacieux chasseur les dirige aussitôt vers son camarade qu'il charge de les conduire au camp. A peine a-t-il terminé ce coup de main, qu'il part au galop, poursuit de nouveau les vedettes, et ne revient qu'après avoir pris deux cavaliers et leurs chevaux.
Depuis son entrée au service en 1794, jusqu'au moment où il fut admis à la retraite, Blondeau ne laissa pas passer un jour sans donner des preuves de la plus éclatante valeur. On le vit quelque fois conduire à son régiment jusqu'à onze cavaliers montés et équipés, qu'il était allé attaquer seul à la barbe du camp ennemi.
Peu de soldats furent plus terribles et en même temps plus adroits:, il fut en tout digne émule de deux des plus vaillants sous-officiers de son régiment, Camus et Robin, et ce qui prouve que les braves se recherchent, c'est qu'il fut aussi leur meilleur ami
A ce témoignage éclatant de valeur, que rend à Blondeau le passé de la gloire qu'il mérite si bien, nous joignons quelques particularités que nous avons apprises de lui-même.
Blondeau était chéri dans son régiment, il était également estimé de ses compagnons et de ses chefs. Il n'en pouvait pas être autrement d'un soldat aussi fidèle au devoir, aussi doux et généreux envers ses camarades qu'il était intrépide et audacieux en face de l'ennemi. Comme il se plaisait à aller pistolet au poing; charger la première ligne ennemie, et lui bruler la moustache sous le nez avec une audace aussi facile pour lui qu'elle était insultante pour l'ennemi, son capitaine lui disait souvent:
"Blondeau, tu t'exposes, si ton cheval recevait une balle, tu serais perdu. Tu n'entends pas ce qu'ils disent, mais moi, je l'entends bien, (cet officier était allemand) ils disent que s'ils t'avaient, toi, ils ne te feraient pas prisonnier, mais ils te tailleraient en pièces !"
Un reproche de ce genre et qui, sous le conseil, cachait indirectement un éloge, ne corrigeait guère Blondeau, et la crainte que sa hardiesse inspirait au brave capitaine qui l'aimait tant, ne l'empêchait pas de faire admirer continuellement son adresse, et savait toujours seconder son audace.
Il avait soin, lorsqu'il se battait, de prendre toujours son sabre sur la droite, saisissant ainsi son adversaire sur sa gauche. Il donnait plus d'une fois ce conseil à ses camarades. Ce conseil est certainement d'une grande utilité, non seulement lorsqu'on poursuit son adversaire, mais encore lorsqu'on parvient à le tourner, car alors forcé qu'il est, pour se défendre, de replier le bras droit sur sa gauche, il perd sa portée et se trouve bientôt hors de combat.
Outre son adresse et son intrépidité, Blondeau avait encore un bel avantage, c'était d'être excellemment monté. Son cheval, léger comme l'hirondelle et sur comme son coup de sabre, était sans contredit le meilleur du régiment. Il pouvait défier tous les autres à la course, et il ne craignait pas le premier venu pour caracoler.
recherche du problème et à force de réflexion et d'examiner il vint à bout de le résoudre, certains métaux qu'il imagina et adapta à la machine jouèrent si bien qu'ils remplacèrent la force des ouvriers, résultat qui présentait la grande économie à laquelle on visait temps, saisie de cette invention, le gouvernement envoya à Clément une rente de 300f, il n'en eut pas de brevet, parce que l'on n'en délivre pas aux militaires. Mais son invention lui appartenait pour toujours, un capitaine Norvégien de la compagnie centrale Lutter de Gorlo désira lui acheter le secret et d'après leur arrangement de lui com-muniquer les plans de sa machine.
Clément dans son séjour à Metz, épousa une demoiselle de cette ville, épouse méritante dont il a eu plusieurs enfants, ajoutons encore qu'il écrit plusieurs fois à son père pour demander auprès de lui son jeune frère Henry qui comme lui est rempli de bonne disposition et désire vivement aller le rejoindre, sans pouvoir dire maintenant que son père auquel cependant il était si utile vient de con-sentir à l'en priver.
Henry Clément à 18 ans prit donc congé de sa famille le 14 mars 1842, il vit à présent en Bretagne près de son frère en qui il retrouva un second père.
Ce jeune soldat volontaire, nous rappelle deux autres camarades d'enfance de Catillon qui engagés comme lui, ce sont Anselme Soreaux et Louis Soufflet, le premier est maréchal des logis dans le I" régiment d'artillerie et à l'espoir de passer maréchal de logis chef, on lui offre s'il veut, quitter son corps et passer bri-gadier de gendarmerie, il prendra l'un ou l'autre de ces parties. Pour faire voir combien il est estimé et la confiance des chefs qui ont en lui. il suffit de dire qu'il fut envoyé par eux à la tête d'une compagnie il était passé au Cateau en revenant. Ce récit était d'un Intérêt extraordinaire pour des auditeurs, si neuf pour la plupart, après les courses et les jeux du jours de bonnes parties, de soirée à l'écouter en cercle serré, son plus grand plaisir était de raconter leurs sorties Soufflet était tambour de la garde nationale déjà plusieurs années avant de s'engager.

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Aussi, comme Blondeau aimait son cher Coco!
Un jour, le colonel qu'en était jaloux voulut l'avoir, mais son maitre favori alla se plaindre au général, qui lui répondit:
"Blondeau, vous conserverez votre cheval, vous savez trop bien vous en servir."
Une autre preuve, que la valeur de Blondeau était bien connue: lorsque Napoléon recruta sa garde, cette garde fameuse qui se composait des soldats les plus valeureux de chaque régiments, Blondeau qui était déjà décoré fut demandé par ses chefs pour en faire partie. Mais comme son frère, Armand Blondeau maréchal des logis, servait avec lui dans le 20é chasseur, il ne voulut pas quitter son corps, pour ne pas quitter son frère.
Il fut encore élu pour aller au sacre de l'Empereur, et il eut le plaisir d'y rencontrer les deux jeunes Folly de Catillon, officiers, qui à l'âge de 16 et 17 ans étaient déjà sergents.
Si Blondeau est toujours resté simple chasseur, c'est parce qu'il le voulut. Bien des fois, ses chefs lui offrirent de l'avancement, mais il refusa toujours. Il avait cependant ce qu'il faut pour parvenir et il a vu de simples soldats, arrivés après lui, parvenir aux grades de capitaine, de chef de bataillon, grades qu'il pouvait facilement atteindre.
Un jour, qu'il était venu voir, pendant la campagne de Hollande, son compatriote, le Général Clément, celui-ci, surpris, lui dit en le voyant:
" Comment, Blondeau, tu es encore simple soldat. Un soldat comme toi, tu as la croix et tu ne portes pas de galon, cela est étonnant. Je verrai ton colonel; demain je te ferai nommer brigadier, après demain maréchal des logis et ensuite sous-lieutenant."
Après cette entrevue si cordiale, et qui se prolongea au grand plaisir de tous deux, le général Clément vit en effet le colonel de Blondeau, et lui demanda comment il se faisait qu'il n'avait pas encore d'avancement.
"Mais, mon général, répondit le colonel, c'est de sa faute, plusieurs fois nous lui en avons offert, il ne veut pas accepter, je ne puis le forcer".
Le désappointement du général ne l'empêcha pas de faire obtenir 200 francs de plus à Blondeau, lorsqu'il fut en retraite, le 17 juillet 1806.
Blondeau était bien indépendant d'une pension plus forte, cependant, il a avoué que s'il avait à refaire son service, il aurait pris les épaulettes qui lui étaient offertes. La modestie qu'il eut de rester toujours simple soldat, paraît surprenante, et elle l'est en
effet; quel soldat n'aime pas l'avancement? Cependant, elle s'explique par deux raisons: la première est que, sans grade, il était plus libre pour tenter les coups de main qui étaient tant de son goût, la seconde c'est que, n'ayant pas l'intention de s'attacher pour toujours au service, il ne crut pas devoir viser à l'avancement, et n'ambitionna que la satisfaction de faire un intrépide soldat et, certes, il y réussit.
Blondeau était de taille élevée, mais assez mince, il avait beaucoup de calme et de douceur dans la physionomie. Sa conversation était intéressante, son extérieur d'une simplicité naturelle, qui accompagne ordinairement le mérite, et qui prouve si bien, que la valeur est indépendante de la forfanterie.
Blondeau avait des sentiments chrétiens: fidèle à son Dieu comme à son pays. Que de foi je l'ai vu agenouillé sur le pavé de notre église, adorant le Dieu des armées, le remerciant sans doute de l'avoir préservé dans tant de batailles et lui demandant de l'admettre, après les combats de la vie, à la victoire éternelle de son paradis.
On admirait sur la poitrine de ce brave, les médailles de diverses campagnes et la croix de la Légion d'honneur, mais plus encore, sa foi et sa grandeur d'âme, et on était fier de ce compatriote.
Il mourut à Catillon en mars 1850, estimé de toute la population de la commune, il fut enterré avec les honneurs militaires que lui ont rendus les pompiers et la musique.
Glossaire
â?ºL'Inn, 517 Km, est une rivière qui prend sa source au Col de la Maloja en Engadine , Alpes suisses , passe en Autriche (Innsbruck) puis en Allemagne et conflue avec le Danube à Passau (Bavière).
â?ºOffenbourg (en allemand: Offenburg): ville allemande , chef-lieu de l'arrondissement de l'Ortenau dans le Pays de Bade, land de Bade-Wurtemberg. Elle est située sur la Kinzig, un affluent du Rhin venant de la Forêt-Noire, et face à la ville française de Strasbourg.
â?ºKirmann François Antoine: militaire Français, né à Bischoffsheim (Bas-Rhin) le 2 octobre 1768, nommé commandant en 1812, il prit sa retraite militaire le 2 novembre 1818 et se retira à Rosheim (Bas-Rhin)
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BLONDEAU Honoré
Né le (date inconnue)
Décédé le (date inconnue)
Parcours militaire
Honoré Blondeau, neveu du chasseur, fit son congé dans le même régiment et la même compagnie que Gaudon. Ils assistèrent ensemble contre le dey Hussein à la prise d'Alger en 1830, et à Oran en 1831. Honoré Blondeau par son intelligence dans les travaux du génie, devint le principal artificier du régiment, il était le plus fort sur les armes et de plus, hardis et des plus courageux soldats.
Dans une embuscade en Afrique sue laquelle l'ennemie vint fondre en force, il vit son lieutenant effrayé de leur nombre, prendre la fuite, en le laissant là et son camarade Horent Jérôme et les autres soldats, ils eurent 16 tués à leurs côtés sur les 26 soldats du groupe.
Le Génie à toujours beaucoup à travailler dans les sièges, et bien que Blondeau en sa qualité de chef ouvrier il prit à Oran la bonne part de peine de danger.
Au siège d'Orléansville il eut la satisfaction et d'encouragement ou il reçut un grade.
Honoré Blondeau fit la campagne de Saint-Domingue comme Ignace Clément, ou il mourut.
BOCQ Joseph
Né le (Pas d'actes de naissance disponible entre 1771 et 1773)
Décédé en 1816 à Catillon
Parcours militaire
En 1792, il entra dans le 7é chasseurs. Pour donner une juste idée de cet audacieux chasseur, il nous suffira de rapporter de lui un seul trait raconté autrefois par son jeune frère qui fut employé aux convois militaires.
Lorsque nos armées faisaient les campagnes d'Allemagne, d'Italie et de Russie, Joseph Bocq les suivit.
Un jour que son bataillon était campé sur le bord d'une rivière dont l'ennemi occupait le côté opposé, Joseph Bocq fut désigné, avec 25 autres de ses camarades, pour aller, sous la conduite d'un brigadier, chercher des provisions dans un village que l'on apercevait de l'autre côté de la rivière, et par conséquent, à la barbe de l'ennemi.
L'expédition avait bien débutée: après avoir chargé de vivre une voiture qu'ils s'étaient procurés, tous nos braves reviennent pour repasser un pont; mais ils n'avaient pas compté sans l'ennemi qui ne les avait laissés passer que pour mieux leur couper la retraite. En effet, le pont était occupé par une centaine de soldats qui pensaient n'avoir qu'à les faire prisonniers.
A la vue d'une force aussi imposante, le brigadier, n'ayant qu'une poignée d'hommes, et de plus une voiture à escorter, ce qui ajoutait une difficulté insurmontable à ses yeux, ne peut dissimuler qu'il ne prévoie pas les moyens de sortir de ce mauvais pas et parle déjà de se rendre. A ces mots, Joseph Bocq, bondit d'indignation:
"Moi, me rendre, s'écria-t-il, jamais de la vie ! Ne crois pas que je vais me rendre comme cela, comme un simple lapin".
"Eh-bien, lui dit le brigadier plutôt vexé, prend le commandement, puisque tu as si haute idée de toi même; tu connais assez le service pour commander. Nous allons voir!"
"Oui, dit Bocq, laisse-moi faire. Deux hommes seulement vont escorter la voiture. Nous prendrons les devant, nous avancerons doucement, sans faire mine de rien, comme si nous allions nous rendre, et lorsque nous serons à portée, il s'agira de piquer dans le tas et de tailler au mieux".
Cela dit, Bocq s'avança résolument; les autres le suivent. Au moment où le groupe qui les attend s'imagine qu'ils vont déposer les armes:
"En avant, s'écrie Bocq, et vivent les chasseurs !"
Ceux-ci fondant comme une trombe au milieu de l'ennemi stupéfait, sabrent à droite et à gauche, mettant hors de combat une trentaine d'hommes, refoulent les autres au-delà du pont, les constituent tous prisonniers et les reconduisent avec leur chargement à leur bataillon.
Le colonel, qui était le fils du général Oudinot, surpris autant que satisfait d'un si beau coup de main, demande comment l'affaire s'est faite. Le brigadier lui raconta franchement comment tout s'était passé, et comment Bocq, loin de se
rendre, avait réussi à faire passer le convoi.
Aussitôt, le colonel, détachant sa croix de la Légion d'honneur et, l'épinglant sur la poitrine de notre héros, lui dit:
"Tiens, Bocq, voilà ma croix, en attendant que je t'en fasse donner une! Honneur à toi ! Tu l'as bien méritée !"
La décoration que venait de recevoir Joseph Bocq le fit désigner bientôt comme chasseur de la Garde. Il ne faut pas demander si Bocq la porta toujours avec honneur dans une pareille armée d'élite.
En 1812, il fut présent à la prise de Moscou, et n'en sortit qu'après avoir fait bruler le Kremlin, avec l'arrière-garde dont il faisait partie. Et chacun sait quel courage il fallut montrer pour sortir d'une expédition aussi dangereuse.
La guerre terminée, Bocq, de retour à Paris, prit sa retraite, avec 600 francs de pension y compris 400francs pour sa croix. Il avait vingt-trois ans de service, un grand nombre de campagnes entre autres celle de Russie, si meurtrière.
Ce brave, de retour à Catillon, n'y vécut pas longtemps: il mourut subitement d'un coup de sang en 1816.
Source: Abbé Jean-Baptiste Broyart ~1894
Glossaire
â?ºOudinot, Nicolas Charles Victor, fils ainé du maréchal d'Empire Charles Oudinot, né le 3 novembre 1791 à Bar-Le-Duc, mort en 1863 Nommé colonel en 1814.
CAMUS et ROBIN
Notés pour information
Ne sont pas natifs de Catillon
Dates, lieux de naissance et de décès inconnus
Parcours militaire
Frères d'armes de Blondeau, dont la vie vient d'être racontée. Les fastes de la Gloire, imprimés vers le milieu du siècle dernier, font connaître comme amis et frères d'armes de Blondeau: Camus, maréchal des logis au 20é régiment de chasseurs à cheval, et Robin, chasseur et maréchal ferrant au même régiment. Voici un trait d'audace accompli par eux:
A la glorieuse bataille de Hohenlinden, le 3 décembre 1800, la division du général Richepanse, ayant tournée l'aile gauche de l'ennemi, et se trouvant par cette manouvre placée sur ses derrières, Camus et Robin se détachent de leur régiment, qui faisait partie de cette division, et se jettent en tirailleurs dans la foret de Saint-Georges, proche de la ville.
A peine y sont-ils rentrés, qu'à travers une clairière, ils aperçoivent un bataillon de grenadier Hongrois, conduisant une compagnie de grenadiers français, faits prisonniers pendant l'action.
Deux hommes ne pouvaient pas espérer de lutter avec avantage contre une troupe aussi nombreuse; mais la ruse vint à leur secours.
Camus et Robin se précipitèrent sur les Hongrois en criant: 'Escadron, en avant!!". A ce cri, l'ennemi; glacé d'épouvante; commence à montrer quelque hésitation..... Les grenadiers français s'en aperçoivent, sautent sur les armes de leurs conducteurs, s'en emparent et les font prisonniers à leur tour. A ce moment, Camus et Robin s'avancent vers leurs frères d'armes, et quel n'est pas l'étonnement des uns et des autres, en voyant que le prétendu escadron, se composait en tout de deux chasseurs !
Ces deux braves, on le voit, étaient formés à la bonne école.

Glossaire
â?ºHohenlinden, ville d'Allemagne, à l'est de Munich, Land de Bavière; la bataille eut lieu le 3 décembre 1800 entre les troupes françaises et autrichiennes, la victoire des Français mit fin à la guerre de la deuxième coalition par la paix de Lunéville.
â?ºRichepanse, Antoine, (1770-1802) général de la révolution, chargé, en 1801, par Napoléon, de remettre en vigueur l'esclavage en Guadeloupe (aboli en 1794),il est contré par le colonel Louis Delgrés. Atteint de la fièvre jaune, il décède le 3 septembre 1802; Richepanse étant considéré comme le symbole de l'ordre raciste et esclavagiste, les sites ou rues portant son nom ont été débaptisés.
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CLEMENT; DAUBY; MILARET
Trois capitaine, trois amis Catillonnais, servirent ensemble dans les Gardes Françaises, ce corps qui était composé de si beaux hommes, était comme le point de mire des Catillonnais.
Parcours militaire
Lorsque ce corps fut dissous à la révolution, Ignace Clément, frère du général, Dauby et Milaret reviennent avec d'autre dans leurs foyers, mais ils ne tarderont pas à reprendre du service, beaucoup de leurs camarades se joignirent à eux et partir de Catillon à une cinquantaine de volontaires avec le fanion au bout de la baïonnette et allèrent à Lille prendre du service.
Clément, Dauby et Milaret qui avaient déjà servi, qui étaient des soldats décidés et tous formés, reçurent l'épaulette. De capitaine ils serviront en cette qualité.
CLEMENT Ignace dont on ne sait rien de particulier si ce n'est qu'il était intrépide comme son frère parti pour Saint Domingue, comme chef de bataillon où il ne tarda pas à mourir de maladie
DAUBY revint passer la fin de ses jours à Catillon avec une pension.
MILARET était un soldat des plus franc, de même que son frère qui servait en même temps que lui. D'après son neveu, et d'autres, qu'il n'y avait pas seulement dans la Garde Française, mais encore dans tout la servitude, un homme plus habile que lui sur les armes. Ce talent comme on sait est très dangereux et à qui il y a de louable en Milaret. C'est qu'il n'en fit pas comme certains hommes fervents, un métier barbare c'est qu'il n'en abusa pas, jamais il n'était provocateur, et lorsqu'il provoquait, le préjugé du temps l'appelait sur le terrain sans savoir ménager son adversaire, il lui disait d'avance l'endroit où il allait le toucher. Une escarmouche lui suffisait pour réparation, mais lorsque c'était d'embrocher il se donnait tout un plaisir d'insulter et de tuer le premier venu, alors Milaret croyait avoir employer sa terrible tactique et ses témoins étaient bien sûr que celui qu'il couchait un jour, n'insulterait plus personne.
De son temps on a beaucoup parlé du Cadet de Provence, qui passait pour sérimeur de France et qui se promenait d'un côté et d'autre pour avoir le plaisir de battre tous les maîtres d'armes. Et bien ce Cadet de Provence, se trouvant à Paris, on lui dit qu'il y avait un des Gardes Françaises qui pourrait peut-être bien le toucher. Cette parole fit sourire le cadet de Provence, et il parut bien aise de faire connaissance avec Milaret.
Les nombreux essais qu'il avait fait de sa science, ne lui
permettaient plus d'en douter, et il croyait non sans raison
pouvoir compter sur elle n'importe contre qui. C'est pourquoi il saisit cette occasion, qui semblait devoir fournir une nouvelle preuve de son adresse, pour faire inviter Milaret à jouer des armes avec lui. Milaret qui ne visait pas à la réputation du Cadet de Provence répondit : "Je dois y aller, il me touchera je le toucherais". Mais cette parole, je le toucherais, piquait un peu l'amour propre de celui qui se flattait de n'avoir encore jamais était touché par personne, il réitéra son instance et les amis de Milaret s'y joignant pour le décider. Il partit et se rendit avec ses témoins dans la salle d'armes du Cadet de Provence, ils choisirent chacun un fleuret, blanchirent le bouton avec de la craie, se firent le salut d'usage et s'allongeant alors ils commencent le cliquetis le plus savant peut-être qu'on ait jamais vu, leurs lames étaient comme si elles volaient dans leurs mains, et combattaient ensemble, qui s'élançaient de toute la manière qui se croisaient en tous sens sans pouvoir jamais s'atteindre. Quelque fois ils s'arrêtaient pour mieux étudier leurs coups se fixant l'un l'autre comme pour mieux se reconnaître, et la charge recommençait de nouveau, se multipliant avec des ressources infinies c'était son résultat victorieux dans la fuite et son avantage dans l'attaque, il paraissaient tous deux invulnérables et semblaient désespérer de se toucher, lorsque Cadet de Provence toujours sur ses gardes, et qui avait à exercer sur lui-même beaucoup plus de surveillances que de coutume dit à Milaret: "Mais que diable mets tu dans ton jeux", "Et bien tu vas voir" dit Milaret et en même temps il lance un coup favoris qu'il avait encore en réserve et touche son adversaire Cadet de Provence qui sentit le coup et qui portait l'empreinte sur la poitrine ne peut nier sa défaite.
Cette défaite plus étonnante pour lui que toutes ses victoires, et sur-le-champ, il offrit à Milaret plein son chapeau de pièces de cent francs, pour que ni lui ni ses témoins ne disent rien à personne. La Garde Française furent modeste, pour ne pas se faire prier d'avantage, ils promirent à leur célèbre vaincu de ne pas lui ôter sa réputation, et reviennent bien contents du butin qu'ils avaient faits et plus flatter que jamais du talent de leur camarade.
Celui-ci aussi surtout en tant de pareille lutte, où un président par l'injustice ou la vengeance et au lieu d'une fureur antipatriotique et sanguinaire, on ne doit faire preuve que de talent et d'adresse, d'une adresse que la conscience et le véritable honneur peuvent posséder, mais dont ils se permettent de tourner la ressource terrible contre les ennemis du pays.
?¹ Sérimeur, escrimeur.
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CLEMENT Francois
Né à Catillon (date inconnue)
Avant de quitter Catillon, Clément exerçait avec son père la profession de charpentier, son père Joseph Clément cousin du général est très connu dans son art, ce fut pour lui une bonne école dont toutes les leçons furent mises à profits, le rendire pour quelques années égales et même supérieur à son maître Cette supériorité ne put jamais un seul instant compromettre le respect et la re-connaissance qu'il devait à son cher et précieux instituteur. Clément était aussi modeste qu'habille, ouvrier il était un de ces hommes difficiles à trouver qui prêtèrent beaucoup penser que parler, qui ne disent qu'un mot ou d'autre en dirait cent, mais qui le disent toujours juste. Ce jugement exquis, cet art, n'attendait que la réflexion jointe au gant du travail. Comme pour sa part en leurs fruits et circonstances ne se fit pas attendre.
Parcours militaire
Le sort l'appela au service en 1825, et sa profession l'ayant appelé à l'arsenal de Douai, il vit alors un champ vaste s'offrir à lui à sa conception, il en parcourut les différents terrains avec autant de curio-sité que d'assurance.
Cette action intelligente et industrie jointe à la conduite la mieux réglée lui valut successivement, dans un corps ou l'avancement est d'ordinairement lent et difficile, le galon de caporal, le grade de chef d'atelier, l'épaulette de lieutenant ce grade qu'il occupa et qui lui valut 2400.00f par an lui promit encore de l'avancement pour l'avenir décidé qu'il est à suivre jusqu'au bout sa carrière militaire.
Pour aller chercher d'autre preuve, voici un fait qui révèle lui seul toute l'intelli-gence de Clément. Depuis longtemps le génie travaillait à perfectionner un tour combien il est estimé et la confiance des chefs qui ont en lui. il suffit de dire qu'il fut envoyé par eux à la tête d'une compagnie il était passé au Cateau en reve-nant. Ce récit était d'un Intérêt extraor-dinaire pour des auditeurs, si neuf pour la plupart, après les courses et les enjeux énorme destiné à tourner le bois, le fer, le cuivre et qui employait 5 ouvriers. Clément se mit à la
COCHET Henri-Louis-Joseph
Deux patronymes: Cochet ou Cauchet
Né le 2 mai 1748 à Le Cateau.
Décédé le 29 janvier 1807 à Douai.
Fils de Cochet François.
Et de Denise Jeanne Thérèse.
Marié en première noce, âgé de 22 ans, le 30 septembre 1770
Avec Béthune Eléonore, 21 ans.
Née le 09 septembre 1749 à Catillon.
Décédée le 11 novembre 1774 à Catillon, âgée de 26 ans.
Marié en secondes noces, âgé de 27 ans, le 01 août 1775
Avec Fournier Amélie.
Née en 1748,
Décédée le 04 mai 1786 à Catillon, âgée de 38 ans.
L'un de ses quatre enfants, Ferdinand, est devenu notaire
Parcours professionnel
Notaire à Catillon, en 1790, il adopta les principes de la révolution et est appelé comme membre au Conseil général du département du Nord
En 1791, il est député du Nord, à l'Assemblée Législative, ou il fut nommé au Comité d'agriculture.
Elu du 29 août 1791 au 20 septembre 1792 (majorité réformatrice) avec 580 voix sur 892 votants
Elu du 07 septembre 1792 au 26 octobre 1795 (gauche)
Elu du 15 octobre 1795 au 20 mai 1798 (gauche)
Membre de la Convention en septembre 1792, il se prononça 'pour la mort" lors du jugement de Louis XVI.
Toujours comme député du Nord et Membre du Conseil des Cinq Cents, élu le 23 vendémiaire an IV (15 octobre 1795), avec 291 voix. Il présenta, dans la séance du 2 nivôse an VI (22 décembre 1797) une motion relative au régime hypothécaire.
Il sortit du Conseil en l'an VII (1799), se rallia au coup d'état de brumaire (octobre), et fut nommé, le 7 messidor an VIII (26 juin 1800), juge au tribunal criminel du Nord.

COUSIN Maximilien
Né le 3 juin 1752 à Landrecies,
Décédé en 1842 à Landrecies
Epousa une Catillonnaise.
Pharmacien militaire sous Louis XVI et sous la République.
Après avoir quitté l'armé, il vint se fixer à Landrecies (Nord) ou il y mourut en 1842.

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