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TABLE DES MATIERES
Conscrits Catillon 1/

Patrimoine Religieux 7/16

1893 Les Vitraux
Les vitraux des nefs en 1893, les fenêtres de l'église étant déjà bien détériorées et le plomb trop mince, ne soutenant pas suffisamment les vitraux, on se trouvait comme en plein air dans l'église, à l'aide d'une souscription on réunit une somme suffisante pour les remplacer par des modestes mais solides vitraux.
Le travail fut confié à M. Fallon peintre verrier à Saint Quentin qui avait déjà fait ses preuves dans la grande restauration des grandes verrières de la basilique. Les noms des donateurs sont inscrits en bas, sauf le nom de M. François qui a voulu cette mention ' et erat subditus illis Ã?¹" et le nom de Mr. Druon remplacé par ' Ecce mater fuo Ã?²" chaque vitrail coûta 400 francs et l'impose du clocher 180 francs, soit 3800 francs. En même temps le conseil municipal avec M. Fleuru comme Maire, voulu contribuer pour une somme de 900 francs en fournissant le grillage.
L'église fut blanchie à neuf, la toiture étant défectueuse, et aux grandes pluies, les plafonds se trouvant toujours exposés, on imagina de placer des bandes de carton bitumé sous la toiture et immédiatement au-dessus des plafonds, les différents travaux coûtèrent à la fabrique la somme de 1000 francs. Pendant le cours des travaux, il arriva un accident à la statue de la vierge qui dut être remplacée. La nouvelle statue fut bénie par Monseigneur Monnier au cours des confirmations de la même année.
Le samedi 6 avril 1907 la foudre tomba sur le clocher vers huit heures du soir sans faire de dégâts.
Le dimanche de la Pentecôte le 30 mai 1909, fut bénit une statue de Notre Dame de Lourdes, offerte ainsi que la colonnette qui la porte par une personne anonyme.
Les 20. 21. 22 août 1909, Trideum en l'honneur de la Bienheureuse Jeanne d'Arc, bénédiction de sa statue et de celle de Saint Michel offerte par Madame Paternottc
Le 20 novembre, Madame Cousin Bricout offre à l'église de Catillon deux paires de candélabres, et 7 lumières en cuivre verni.
En 1913, le jour de l'Assomption, bénédiction d'une statue de Saint Roch offerte avec son support par une personne anonyme.
Les vitraux de l'église posés en 1893, se trouvant en mauvais état, ceux du moins du côté de l'Epître, qu'ils paraissaient destinés à une destruction rapide, déjà au grand émoi des fidèles, l'un d'eux se détachant en son milieu, s'était écrasé sur le sol un dimanche pendant l'office des vêpres, un autre qu'on voulait soustraire au même malheur se montrait barré de larges et disgracieuses planches, pour subvenir aux réparations nécessaires, le conseil municipal fut autorisé à nous verser la somme de 200 francs, tandis que des généreux paroissiens couvraient le reste de la dépense.
Ã?¹ "Il leur était soumis"
Ã?² "Voici ma mère"
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PATRIMOINE HISTORIQUE ET RELIGIEUX de CATILLON
EGLISE SAINTE MARIE
1914 à 1918 Destruction de l'église
De 1914 à 1918, l'église fut souvent occupée par l'ennemi, en février 1918 des aéroplanes anglais jettent des bombes sur l'église, le clocher, le grand portail sont abîmés, 2 vitraux ébranlés: c'est un avertissement, le beau chemin de croix fut enlevé. Le 12 mars enlèvement de notre cloche Espérance, grand émoi pour la population, on ne l'avait entendu qu'à de très rares intervalles depuis le 27 août 1914 et plus du tout depuis 1916. En tombant de toute la hauteur sur le sol, la cloche ne se brisa point, hissé sur un chariot elle part la nuit sur la grand rue où beaucoup de Catillonnais se firent un devoir d'aller la considérer une dernière fois. Le 18 octobre à 4 heures du matin chute de l'église déjà avant le départ des soldats sciaient les poutres du clocher, qu'ils auraient ensuite miné, et sa chute aura écrasé l'église. 3 semaines de combat autour du village ont causé de grandes ruines, mais le plus triste au dire de tous est la mort de notre belle église, la maison proche du clocher, entraînée par sa proximité même dans la catastrophe (Source: Curé Bricout)
Note: Avant l'arrivée des Anglo-Canadiens, le 24 octobre, (bataille de la Sambre), les Allemands quittèrent Catillon entre le 13 et le 17 octobre 1918. Ils scièrent la structure en bois du clocher et firent sauter le clocher à l'aide d'une mine à retardement, puis le pont du canal afin de couper la route aux Anglo-Canadiens. Les obus anglais tirés du Cateau et les obus allemands tirées du bois du Touaillon à La Groise et du Sambreton, tombent sur le village. Le clocher, qui avait bravé 250 années de vicissitudes, s'effondra en écrasant les maisons avoisinantes et les obus achevèrent de démolir l'église et, plusieurs maisons furent détruites. Trois Catillonnais furent tués et un Rejetois, Louis Auguste Leroi. Dans les archives de Rejet de Beaulieu, se trouve une transcription de décès de Louis Auguste Leroi, 71 ans, né à Esquehéries et relatée comme suit:
"Louis Auguste Leroi a été évacué au début d'octobre 1918 sur la commune de Catillon avec les habitants de Rejet de Beaulieu; qu'il a été placé dans l'Eglise de Catillon, ou il a été vu pour la dernière fois le 13 octobre 1918, que la Commune de Catillon ayant été fortement bombardée à cette époque, les évacués furent emmenés à l'arrière, mais que Leroi, incapable de faire aucun mouvement ne put les suivre, demeura dans l'église qui fut détruite par les obus, que ces circonstances font présumer que Louis Auguste Leroi fut tué dans cette église le treize octobre mil neuf cent dix-huit que, en tout cas, on n'a plus eu aucune nouvelle de lui depuis cette date, que, aux termes de la loi.¦" etc.¦.suit le jugement administratif.
Catillon fut définitivement libéré dans la nuit du 24 octobre 1918.
L'église de Catillon avant 1905 (cachet postal sur la carte )
Dans l'inventaire des ruines, l'on découvre les colonnes renversées, la chaire déchiquetée en morceaux, plus de traces du banc de communion, plus de stalles, le Maître Autel brisé par un obus, la niche de l'exposition en bois doré est par terre, le tableau de l'Assomption coupé en morceaux qui pendent lamentablement aux débris de ce que fut une ouvre, les sacristies dévastées par le pillage autant que par l'effondrement, tel est le spectacle qui s'offre à nous, les Autels, la vierge, ont été cependant assez bien conservés avec leurs tentures et leurs boiseries, au presbytère, occupé par les aviateurs anglais, plus de linge, plus de meubles, plus de vaisselles, à peine à t'ont laissé le petit bureau. Un bâtiment en tôle fut installé sur la place il servit d'église jusque 1918.
En 1918, la famille Goris nous offre un ancien atelier abandonné (Ancienne maison Mr.Minaux), c'est là que le culte va reprendre, les vases sacrés ainsi que les statuts mise à l'abri en 1914, un prie Dieu et quelques chaises échappés au désastre, donne à notre local une apparence de chapelle, c'est ainsi que se passe l'hiver 1918-1919, mais le travail revient de toutes parts, notre atelier va devenir à son tour nécessaire à l'industrie.
(Source: Curé Bricout
L'église de Catillon aprés 1918
Les tentes que l'on aperçoit devant les ruines faisaient parties du camp de prisonniers N° 26 appelé "Camp Mangin"
Coté Rue Fénelon
Le Camp Mangin sur la place de Catillon en 1918
C.P.G.R. Camp Prisonniers Guerre Russes N°26
Charles Mangin, général français, né à Sarrebourg le 6 juillet 1866 et décédé à Paris le 12 mai 1925.
La reconstruction de l'église
Note: En novembre 1920, une délibération du Conseil municipal dit:
"La subdivision des régions libérées ayant fait connaitre qu'elle allait faire commencer la démolition des ruines de l'église, il est décidé que les bricailles seront transportées par moitié sur la place de l'église et sur le port".
En janvier 1921, la mairie approuve "l'achat de 5 m3 de bois destinés à l'agencement de l'église provisoire, à valoir sur les dommages de guerre".
En août 1921 la mairie achète "50 chaises pour équiper l'église"
Puis " Sollicite de l'Etat, sur dossier des dommages de guerre, l'octroi d'une avance de 48 113 francs pour le mobilier de l'église"
Et le 30 novembre 1921, le devis initial de reconstruction de l'église est accepté par la commune.
11 avril 1923 et le 2 aout 1923 le conseil municipal approuve les devis et cahier des charges pour le gros ouvre de reconstruction de l'église dressés par les architectes Molinié, Nicod et Pouthier pour les travaux de reconstruction de l'église. Ces travaux s'élèvent, au 1er juin 1924 à la somme de 486 718 francs
La cloche est fournie par Mr. Georges Bollée, fondeur de cloches à Saint Jean de Braye (Loiret) Le montant du marché est de 16 300 francs,
L'Horloge est fournie par Henri Lepautre de Paris pour la somme de 10 000 francs. Elle sera identique à celle détruite.
Le carrelage, 409 mÃ?² de carreaux céramiques à 30 Fr. le mÃ?², est fourni par Carrelages Simons à Le Cateau Mr. Grillet, de Landrecies, en effectuera la pose pour 3759 Fr.
Les vitres sont fournies par Pavot Ringeval à Caudry sur la base de 33 Fr. Le mÃ?² Par la suite les vitres seront remplacées par des vitraux offerts par des Catillonnais.
La "chaire de vérité" est fournie par Mr. Pierre Vanbesien sculteur ébéniste d'Hazebrouck pour la somme de 21 627 Fr.
Cout de l'église Adjudicataire Mr. Jules Peignin à Saint Denis: Travaux de maçonnerie 689 070 Fr et de Couverture: 100 000 Fr.
Adjudicataire Mr Besson à Saint Denis: Charpente: 67 914 Fr.
Le devis initial sera largement dépassé d'où le 27 01 1927, un conflit éclate, entre la mairie, les architectes et les adjudicataires, qui sera réglé à l'amiable par décote des factures.
Le cout de reconstruction fut en grande partie financé par les dommages de guerre. De nombreux dons de Catillonnais dont deux legs (Mr.Adolphe Blet et Mlle Soreaux) furent les bienvenus !
En 1919 il fallut chercher un refuge, la salle Marchant coûte cher, 650 francs par an, elle présente l'avantage d'être près du presbytère, après quelques hésitations le conseil paroissial décida de transporter solennellement le Saint Sacrement au matin des premières communions le 29 juin 1919.
Note: en 1919, l'abbé Bricout demande à la commune, la somme de 650 francs pour la location de la salle Marchant (rachetée par la commune en 1925 pour la transformer en salle des fêtes)
La délibération du Conseil municipal du 25 juin 1919 dit, en substance:
"Le Conseil municipal, suite à la demande de l'abbé Bricout, bien que trouvant la somme élevé, mais dans le but de ne pas entraver l'exercice du culte, vote, à l'unanimité, la somme de 650 francs pour une année Cette somme sera portée au budget de juillet pour approbation préfectorale".
Suit une lettre de remerciement de l'Abbé Bricout.et l'approbation de la préfecture en date du 15 juillet 1919
La somme sera reconduite les années suivantes.
La salle Marchant en 1908 (cachet postal sur la carte)
1919 La Salle Marchant
Août 1923 pose de la première pierre
Le dimanche 19 août 1923 il fut fêté le matin le centième anniversaire de la naissance de la vénérable Madame Hennequart, et le soir la pose de la 1ère pierre de notre future église, celle-ci se trouve sous la fenêtre médiane du Chour, à environ 80 centimètres sous terre enchâssée dans les murs de l'ancienne fondation.
Le 20 novembre 1925, bénédiction de la cloche par Monseigneur Lesne, recteur des facultés catholiques à Lille, elle fut amené par Mr. Jeaneau brasseur à Catillon sur un chariot tiré par un cheval qui rentra dans l'église pour la mettre en place, le parrain fut Mr. Adolphe Blez, la marraine Melle Suzanne Lécluse, elle avait été fondue par la maison Bolle d'Orléans, elle pèse 1076 kg. et porte les noms de Suzanne, Louise, Adolphie, Caroline, Marie.
Note: La cloche porte cette inscription: "J'ai pour parrain monsieur Adolphe Blet, pour marraine mademoiselle Suzanne Lécluse. Je porte les noms de "Suzanne, Louise, Adolphe, Caroline, Marie". Je pèse 1080 kilos".
Note: Afin de soulager les structures du clocher, une nouvelle cloche fut installée en 2009 par les Ets Lepers-Delourme et fils.de Wasquehal. Située près de Suzanne Louise, la cloche, fabriquée en airain, pèse 185 Kg. Elle sonne l'Angélus.
Airain: alliage de cuivre et d'étain, plus sonore et plus fusible que le cuivre.(synonyme et façon noble de parler du bronze).
Ce jour-là l'église restaurée suffisamment fut bénite par Mr. le Doyen du Cateau, accompagné par les curés d'Ors, la Groise, Mazinghien, les vicaires du Cateau, aussitôt la bénédiction terminée le Saint Sacrement fut introduit dans l'église au chant du benedictus, la lampe du sanctuaire fut allumée, la chorale de la ligue des jeunes exécutèrent les chants. La messe de l'adoration fut célébrée par M le Doyen au milieu d'un grand concours du peuple, la chorale de la ligue des jeunes exécuta brillamment les chants de la journée. La lampe du sanctuaire au prix de 2700 francs fut achetée à Paris chez M. Le Camus rue de Rennes et offert par la famille Béra Bouchez.
La restauration des autels avait été l'ouvre de M. Laurent Goblet marbrier à Coussolre, cette restauration fut payée pour le Maître Autel par Madame Vilbert du Chapeau Rouge pour 11400 francs, l'Autel du sacré cour fut payée par Madame Patrnotte pour 8430 francs, L'Autel de la Vierge fut payée par Melle Hennequart pour 8430 francs. Le dessus de l'Autel principal (tabernacle, grands chandeliers) est celui de l'église de 1802, le style en est composite du début du XIXème siècle, ainsi que l'agneau qui décore le centre de l'Autel principal qui est en albâtre et vient de l'église démolie en 1798, les consoles bois et marbre, les fauteuils de Chour sont de 1842. L'église était terminée et livrée au culte, mais tout l'ameublement intérieur était à espérer de la générosité des paroissiens, ils ne resteront pas sourds à l'appel de leur prêtre, le 7 février 1926 la ligue des jeunes gens donna une soirée récréative parfaitement réussie, dans le but d'offrir à l'église la grande porte intérieure.
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Le café Marchant en 1908 L'enseigne indique "La place Marchand Fleury".
Ce bâtiment est devenu la poste de Catillon