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Patrimoine Religieux Ch 1/16

PATRIMOINE HISTORIQUE ET RELIGIEUX de CATILLON
Chapelle ? Oratoire ? Quelle différence ?
L'Oratoire est une construction dans laquelle le fidèle ne peut pénétrer.
La Chapelle est un édifice muni d'un autel et à l'intérieur duquel le prêtre peut célébrer un office.
C'est à partir du XVIIème siècle, sous la poussée des religieux et, parfois, avec l'aval des autorités civiles, que furent implantés les oratoires.
Durant la révolution, de nombreux oratoires furent détruits par la volonté des autorités qui obligèrent les municipalités à abattre les croix des clochers et tous signes extérieurs du culte dont les oratoires.
Malgré tout, les populations ne suivirent pas toujours les consignes révolutionnaires, ce qui permit à certaines communes de garder ce patrimoine a peu près intact.
Après la révolution, de nombreux oratoires furent reconstruits ainsi qu'en atteste les dates relevées sur certains d'entre eux
La construction d'un oratoire était censée attirer les bénédictions du ciel. Elle exprimait les remerciements du bâtisseur pour une grâce obtenue, un miracle ou elle concrétisait un vou.
Le coût d'édification d'un oratoire n'était pas à la portée de toutes les bourses et seuls les gens aisés pouvaient se permettre une telle dépense.
DESCRIPTION D'UN ORATOIRE
ELEMENTS COMPOSANT UN ORATOIRE
Le seuil Constitué d'une pierre plate posée à même le sol devant l'oratoire, il est souvent recouvert par la végétation ou a simplement disparu. Les fidèles s'y agenouillaient pour prier.
Le socle Il est en partie enterré et sert d'assise à l'ensemble. De forme variable, il est, dans certains cas, raccordé au fût par un pan coupé.
Le fût Il est fait d'un seul bloc cylindrique, ou hexagonal, ou de lits de pierres taillées ou appareillées. Il est fréquemment agrémenté de la dédicace.
Le bandeau On le trouve entre le fût et la niche et, parfois, entre la niche et le couronnement. C'est une pierre de taille supérieure aux éléments qu'elle encadre.
La console Il s'agit d'un morceau de pierre en saillie sur l'édifice juste en dessous de la niche. Sa forme est très variée. Elle est quelquefois décorée d'un cour. Elle sert à recevoir les fleurs, les bougies ou autres témoignages du passage des fidèles
La niche C'est la partie essentielle: le tabernacle où sont placées les statuettes, autrefois en bois polychrome, des saints invoqués. Elle est soit creusée dans la pierre, soit faite d'un assemblage de pierres posées verticalement.
La grille La diversité des grilles est grande. Composée de barreaux verticaux ou croisillonnés, ou d'une tôle percée de trous, ou de losanges de différents diamètres, ou encore, de symboles religieux. Certaines grilles sont de véritables ouvres d'art agrémentées de divers motifs ou de lettres entremêlées.
Le tronc Il servait à recueillir les offrandes destinées à l'entretien du monument. La plupart du temps, il est fixé sur la grille et n'est accessible de l'extérieur que par une petite fente. Il est quelquefois creusé dans le fût ou dans une pierre levée à proximité.
La lanterne Accrochée sur le côté de la niche, elle recevait les bougies que les fidèles faisaient brûler.
La rampe C'est un élément rare. Disposée presque toujours en façade, elle avait la même fonction que la lanterne. La gouttière du dessous servait à récupérer les coulures de cire qui entraient dans la fabrication des cierges.
Le couronnement C'est le "chapeau" de la niche. Sa forme peut varier du cône à la pyramide avec ou sans redan, de la cloche au bulbe. Il permet aussi l'écoulement de l'eau qui, ainsi, ne stagne pas sur la pierre qui craint le gel.
La boule Elle représente symboliquement la Terre. Elle est parfois ovoïde.
La croix Elle évoque Dieu régnant sur le monde. Les plus anciennes sont en fer forgé, plus ou moins festonnées, et sont plus gracieuses que les récentes. A partir du XIXème siècle, elles sont en pierre ou en béton, plus exceptionnellement en fonte moulée.
Source: Croquis et textes: Oratoires et niches en pierre bleue
LA PIERRE BLEUE
La pierre bleue (ou pierre de Soignies) utilisée en architecture depuis la fin du Moyen Age, est une pierre de couleur bleu gris provenant des provinces du Hainaut, de Namur et de Liège (Belgique).
Il s'agit d'une roche constituée de fossiles d'organismes marins cimentés par une boue calcaire. Extraite à l'origine dans de nombreuses petites carrières situées entre autres dans le bassin de Soignies, à Clavier et à Sprimont en Belgique, la pierre bleue a vu son extraction industrialisée en 1668.
Au début on l'utilisait davantage pour l'enveloppe du bâtiment, elle est utilisée maintenant dans tous types de pièces, en revêtement de sol, parement mural, plan de travail, évier... En plus d'être esthétique, la pierre bleue est un produit naturel qui assure également un confort thermique, acoustique et sanitaire, qualités qui en font un matériau durable de type HQE (Haute Qualité Environnementale).
La pierre bleue est une pierre à bâtir mais également une pierre d'ornement. Car elle présente de nombreux avantages: résistance aux intempéries, aux salissures et à la pollution. La pierre bleue prend une patine en vieillissant. Elle est non poreuse, sèche vite, et la végétation ne s'y accroche pas.
La pierre peut donner une vingtaine de coloris différents selon la manière dont elle est polie: noir, gris, bleu gris, bleu...

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Morceaux de pierre bleue avec nuances de teintes
LE CALVAIRE DE CATILLON
Situé sur la RD 643
à gauche, à l'entrée du village en venant de Le Cateau
Vue rapprochée de la croix
Vue de la grille
La table des offrandes
Photo du Studio Madone de Le Cateau pour la journée de bénédiction
Reconstruit en 1967, le calvaire est protégé par une chapelle construite en pierres et en briques.
La section du calvaire est de Lg 3m60 X lg 3m60 X Ht 3m60 à la sablière.
De la sablière à la faîtière: 2m40, ce qui fait une hauteur hors tout de 6m00. Toiture en ardoises.
Les deux murs latéraux sont percés, chacun, de 3 ouvertures de 15cm X 75cm.
La grille, 2 ouvrants en fer forgé, fait 1m85 de large par 2m20 de haut. La hauteur, hors tout, de l'ouverture fait 3m20 sous la clef de voute.
Le Christ, en chêne, a été fabriqué à Cambrai au XVIIIe siècle. Enlevé de sa croix pour permettre la démolition de l'ancienne chapelle, Il fut nettoyé et décapé car recouvert de nombreuses couches de peintures et de mastic. Le décapage fut exécuté à la Laiterie Catillonnaise et le délicat travail de ponçage fut effectué par Mr Marcel Mondon, menuisier chez Auguste Carlier. Son atelier, qui est disparu, était situé rue Thiers à Catillon.
Le 8 octobre 1967, Monseigneur Jenny, archevêque de Cambrai (de 1966 à 1980), vint lui-même bénir cette ouvre d'art religieux.
Le Christ en chêne est classé MH, au titre d'objet, par décret du 3 mai 1968.
Le Christ dans l'offertoire
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Sources: Photos & textes ?© Pierre Demaret 2011
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Vue de la charpente